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Les ardoisières

Le château, dont les ruines d'une tour sont envore visibles en haut du parking de la Maison de Retraite, constitue le témoignage le plus ancien de l'emploi du schiste prélevé sur place.

 

On sait que l’église Saint-Maclou, à Rouen, fut en partie couverte avec des ardoises provenant de Châteaulin, vers 1525.

 

On sait également qu’en 1671, le roi fit don au sieur de Lançon d’une carrière d’ardoises située près du château.

Dom Noël Mars, dans son histoire du royal monastère de Landévennec (1640) évoque la présence à proximité du prieuré de Châteaulin de « carrières d’ardoises très excellentes ».

Jacques Cambry, à la fin du 18ème siècle, rapporte que « le pays est formé de montagnes schisteuses, de carrières d’ardoises ».

 

Broumiche, dans son « Voyage dans le Finistère » (vers 1830) parle des carrières d’ardoises « en pleine exploitation sur les deux rives de l’Aulne».

 

E. de Fourcy, ingénieur au Corps Royal des Mines, écrit dans sa « géologie du Finistère », paru en 1844, que « les ardoisières les plus importantes de département sont, sans contredit, celles de Lothey, de Châteaulin et de Saint-Ségal. Les exploitations de ces communes sont si multipliées, qu’elles touchent presque l’une à l’autre. Les carrières sont situées, pour la plupart, au bord même du canal». Il note que les ardoises s’expédient loin, jusque « sur les côtes de la Normandie ». Mais il rapporte aussi que « l’industrie ardoisière n’a point encore fait à Châteaulin les mêmes progrès qu’aux environs d’Angers : la fente n’est pas « très soignée », les exploitations sont « mal conduites » et « quelques unes présentaient du danger pour l’ouvrier (…) il y avait souvent des accidents ». Il rapporte qu’en 1838 le groupe ardoisier de Châteaulin, Lothey, Saint-Ségal et Gouézec comprenait 25 carrières à ciel ouvert et 5 carrières souterraines, qui occupaient 500 à 600 ouvriers, débitant chaque jour chacun entre 200 et 600 ardoises.

 

Pour Louis Chauris, « l’ouverture du canal de Nantes à Brest avait eu pour conséquence de tendre à déplacer les extractions d’ardoises vers l’amont, faisant ainsi régresser les exploitations châteaulinoises ».

 

Cette activité a aujourd'hui totalement disparu. Les anciennes carrières sont envahies par la  végétation...

 

A proximité de l'église Notre-Dame, sur les hauteurs de Châteaulin, quelques vestiges peuvent être encore observés. La trace des trous de perforation est encore bien visible en quelques endroits.

 

Attention : les ardoisières sont situées sur un domaine privé.

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